Voici passé le temps

Je vous en prie faites silence
Et ne venez plus déranger
Ce cœur qui sans vous faire offense
Ne veut plus avoir à aimer

Finie la douce connivence
Les baisers tendres pris ou volés
Les fleurs des bois et les essences
Que vous déposiez à mes pieds

Voici passé le croirez-vous
Le temps d’été, de l’amour fou
Voici venu l’aurions-nous cru
Le jour où je ne vous aime plus
Voici passé convenons-en
Le temps des rêves et des serments
Voici venu qui l’aurait cru
Le jour de nos amours perdues

Je vous supplie avec instance
Cachez vos larmes et vos regrets
Honorez-moi de votre absence
Puisque enfin seule je veux rester

Et pardonnez cette inconstance
Qui ne peut certes que vous blesser
J’implore ici votre clémence
A défaut d’être innocentée

Voici passé le croirez-vous
Le temps d’été, de l’amour fou
Voici venu l’aurions-nous cru
Le jour où je ne vous aime plus
Voici passé convenons-en
Le temps des rêves et des serments
Voici venu qui l’aurait cru
Le jour de nos amours perdues

Le temps dit-on avec confiance
Les chagrins il sait apaiser
Qu’il passe et calme la violence
De vos pensées à mon sujet

Et qu’il nous rende l’insouciance
Que nous n’avons pas su garder
Et si l’amour est en partance
Qu’il nous rende au moins l’amitié

Voici passé le croirez-vous
Le temps d’été, de l’amour fou
Voici venu l’aurions-nous cru
Le jour où je ne vous aime plus
Voici passé convenons-en
Le temps des rêves et des serments
Voici venu qui l’aurait cru
Le jour de nos amours perdues

Que nos chemins dans leur errance
Intensément j’en fais le souhait
Par un concours de circonstances
Puissent à nouveau se croiser

Que nos regards portent l’absence alors
De mots qu’on ne saurait répéter
Et qu’ils ne soient plus qu’indulgence
Tendre et douce complicité

Texte Lidia Mele. Tous droits réservés, SNAC